Univers Numériques, le blog des médias numériques et du e-business de l'ISEG Lille

Les univers numériques - Blog High-Tech : octobre 2008

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Faire un microcrédit consiste en l'attribution de prêts de faible montant à des entrepreneurs ou des artisans qui ne peuvent accéder aux prêts bancaires classiques. Ce phénomène sur Internet est en plein développement.

 

 

Les actions de microcrédit sont financées par l'épargne solidaire et ne « concurrencent » pas directement les autres types d'actions de développement durable. Il est souvent souhaitable de lier le microcrédit à d'autres mécanismes d'aides au développement, les deux outils étant davantage complémentaires que substituables.
 

“Il ne me serait pas venu à l’idée d’aller dans une banque.
Je suis bien trop pauvre.”
Ngoung Sokteing, commerçante à Phnom Penh (Cambodge) -
Propos recueillis par Lille Plus (21 octobre 2008)

Consulter l'article de Corinne Callebaut, dans Lille Plus n°945 du mardi 21 octobre 2008.

 Fanny Comandini, Chargée de communication

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telemarket1.jpg Il existait la vente en ligne de particulier à particulier (ebay, moinscher, le bon coin), la vente par correspondance pour les magasins de sports et d’électronique, maintenant une nouvelle ère est apparue : faire ses courses en ligne. Plus besoin de se déplacer, le supermarché vient à vous !

Pourquoi développer son supermarché en passant par internet ? Quel est l’intérêt de vendre par internet ? Cette solution aboutira-t-elle ? Est-il possible de vivre sans se déplacer grâce à internet ?

Auchandirect est le cybermarché du groupe de grande distribution du Nord de la France, Auchan.
Selon Médiamétrie, en 2005, Auchandirect est le deuxième site de supermarché en ligne le plus visité en France derrière Telemarket.

 

Fanny Comandini, chargée de communication

Audrey - Jean-Baptiste - Romain, Programme Executive Marketing / Communication.

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Samsung contre Iphone.jpgAprès une déferlante d’optimisme et d’informations croustillantes sur l’IPhone, on voit se profiler ses premiers concurrents qui pourraient « peut être » tenter de le détrôner ! Le prétendant au titre serait le dernier Samsung Player Addict qui possède une simplicité d’utilisation due en partie à la richesse fonctionnelle de Windows Mobile 6.1. En effet, avec un GPS, une connexion haut-débit (Wifi, 3G+), un éditeur de documents et de vidéos, une mémoire allant de 8 à 16 Go et une interface tactile intuitive, le nouveau Samsung a tout pour plaire et peut espérer opposer une résistance au monopole de l’iPhone. 


Depuis son entrée sur le marché en Juin 2007 aux Etats-Unis, l’IPhone a surpris, enthousiasmé et envahi le marché de la téléphonie mobile. L’I Phone était à l’époque, seul détenteur d’une interface aussi intuitive et d’une diversité de fonctionnalités hors du commun, surtout grâce à l’Apple store qui permet l’ajout de nombreuses applications. Ainsi grâce à son petit bijou, Apple s’accapare, au quatrième trimestre 2007, de 6,5% du marché de la téléphonie mobile, ce qui lui laisse le droit à la troisième place derrière BlackBerry RIM et Nokia. Une très bonne performance pour le petit premier d’Apple accessible exclusivement chez Orange.

Néanmoins les premiers problèmes se font ressentir rapidement, notamment lors de la synchronisation avec iTunes et lenteur de progression. De plus, depuis peu l’Union Européenne envisage d'instaurer une directive rendant obligatoire les batteries amovibles sur les téléphones mobiles. Ce qui pourrait poser un problème à l'iPhone d'Apple en particulier car sa batterie ne peut justement pas être remplacée par l'utilisateur. Si ce dernier souhaite compléter les sonneries de son IPhone, il est contraint de se les procurer à l’Apple store. Autres contraintes, les sms sont classés par conversation et donc ne peuvent être supprimés un par un. A notre grande surprise,  il prend des photos mais ne filme pas.


Quant au Samsung, il possède un port pour carte SD qui permet de lui ajouter de la mémoire et pouvoir stocker les données sur un support mobile, alors que sur l’iPhone aucun composant n’est amovible. Une carte SD est très pratique pour échanger, partager et transférer des fichiers avec ordinateurs, téléphones, appareils photos et autres. L’avantage « photo » est attribué au Samsumg et ces 5 méga pixels contre 2 pour l’IPhone. Bien que la presse vante les mérites du Samsung, il pose certaines limites : Windows mobile est plus tourné vers les professionnels que les particuliers qui connaissent très peu cette plateforme. Encore une fois, Samsung propose plus d’options favorables aux professionnels le caractérisant comme un PDA.
 

En conclusion, alors que l’iPhone se veut ouvert à tous par son caractère « hype », le Samsung s’adresse plus particulièrement à un public de professionnels.

 

Fanny Comandini, Chargée de communication

Florian, programme SUP 1, Management et Affaires Internationales et Franck, programme Finance 1
 

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Selon une étude Ispos Profiling publiée en septembre, plus de 62 % des Français seraient internautes, soit 31,5 millions de personnes, uUn nombre qui a presque doublé en six ans, grâce notamment à la multiplication des connexions Internet à domicile.

Principaux usages

Pour les trois quarts des Français (77 %), Internet est utile dans la recherche de services, d’informations pratiques (météo, trafic…), les opérations ou les consultations bancaires (64 %), les démarches administratives (44 %), l’écoute de la radio (43 %) ou le téléchargement de logiciels (29 %). Une très grosse majorité des utilisateurs se servent d’Internet pour des recherches d’informations liées à l’actualité (74 %) ou le suivi d’un événement en direct (21 %). Quant au téléchargement de musique, il concerne 23 % des sondés. Sur les deux dernières années, les plus fortes progressions sont observées sur les consultations de vidéos en ligne. « Les seuls usages en retrait sont liés à une dilution des jeunes dans la population internaute (liée à la « démocratisation » de l’outil) : participation aux chats, échange de photos avec d’autres internautes », note l’étude.

L’explosion des réseaux sociaux

Que ce soit Facebook ou MySpace, 41 % des interrogés considèrent ces sites comme « assez utiles » voire « très utiles ». Ils « correspondent à un véritable phénomène de société » : 52 % des internautes déclarent les fréquenter. L’étude relève que les visiteurs de ces réseaux sociaux possèdent certaines  caractéristiques bien établies : ils sont plus jeunes (61 % ont de 15 à 34 ans, alors qu’ils ne représentent que 46 % de l’ensemble des internautes) et souvent connectés (59 % se connectent plusieurs fois par jour, alors qu’ils sont 47 % sur l’ensemble).

Vers l’Internet mobile ?

53 % des internautes interrogés sont équipés d’un téléphone permettant de se connecter au Web. Seuls 15 % des sondés avouent s’être connectés à Internet via leur téléphone au cours de ces 30 derniers jours. Ces « mobinautes » ont généralement entre 35 et 49 ans et se situent dans les catégories socioprofessionnelles supérieures. L’Internet mobile est essentiellement utilisé pour les chats, les échanges de mails, les SMS, les services pratiques (météo, trafic routier…) et l’actualité.

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Bien que les chiffres montrent que l’utilisation d’Internet se généralise, il ne faut pas négliger la fracture numérique qui concerne un tiers du pays, qui n’est pas équipé en matériel informatique. Bien que le taux d’équipement progresse chaque année de 5 à 10 %, il reste très dépendant des milieux socioprofessionnels : 90 % des cadres sont équipés alors que seulement 30 % des non-diplômés le sont. Ces données varient selon la présence d’enfants dans le foyer : 75 % des foyers avec enfant(s) disposent d’un ordinateur contre 45 % des foyers sans enfants.

Une fracture toujours persistante, car au-delà des équipements, utiliser l’outil informatique, Internet a fortiori, demande une certaine connaissance, ne serait-ce que la manipulation des outils bureautiques. En réponse à ce fossé qui coupe la France en deux, le président de la République devrait annoncer, la semaine prochaine, un plan de développement de l'économie numérique à l'horizon 2012, dont l’objectif serait de voir, à cette date, 100 % des Français connectés à Internet.

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Filiale du groupe Auchan, la banque Accord a fait de l’innovation l’un de ses axes de développement majeurs. Et pour innover, la banque développe sa stratégie à partir des évolutions du droit européen.
Déjà à l’occasion de la directive SEPA (Single Euro Payment Act), son directeur général Damien Guermonprez avait fait valoir les intérêts des banques et des commerçants utilisateurs des services de paiement en informant les députés européens et notamment le député Jean-Paul Gauzes (1), eurodéputé élu dans la région Nord-Ouest et rapporteur de la directive [Note1]. Son action a permis au législateur européen de mieux prendre en compte l’impact de la législation européenne en matière de paiement sur les commerçants européen utilisateurs de ces moyens de paiement. Elle a également permis à la banque Accord de maitriser les subtilités de la législation européenne afin de profiter de ses évolutions et d’anticiper les évolutions du cadre juridique français.
Cette connaissance précise des mécanismes européens a notamment permis à la Banque Accord de lancer deux nouveaux services.
Le premier de ces services est le co-branding. Le co-branding est la commercialisation en commun d’un produit ou service, en apposant les logos de plusieurs opérateurs. Cette pratique était courante dans le commerce et le marketing, mais le droit limitait son utilisation dans le domaine bancaire. Le droit français n’autorisait pas la commercialisation de cartes bancaires par un autre opérateur qu’une banque, ni la publicité sur des cartes bancaires. Grâce à l’harmonisation européenne, les banques françaises et européennes peuvent désormais distribuer des cartes bancaires à l’effigie d’un commerçant. La banque Accord a ainsi été un des pionniers en lançant dès que cela était possible en France une carte bancaire portant le logo de la MACSF[note 2].
Autre innovation, et non des moindres, la Banque Accord est une pionnière dans la mise en place de moyens de paiement sans contact. Le paiement sans contact s’effectue par le biais d’une puce RFID qui transmet les information via les ondes. Comme l’indique Jean-Pierre VIBOUD, directeur général délégué de la banque, le mode de paiement ‘Pay-Pass’ développé par la banque Accord est « une carte bancaire classique qui comporte en plus la fonctionnalité ‘sans contact’ pour les paiement de petits montants. Le paiement se fait sans contact entre la carte et le terminal, sans saisie de code secret. Pour régler son achat, le client passe sa carte devant un terminal de paiement électronique (TPE). Un signal lumineux s’affiche, la transaction est validée en quelques secondes. Il s’agit de la même carte pour tous les achats : avec ou sans contact, sans opération supplémentaire telle qu’un rechargement» [note 3]. L’Union Européenne a mis en place des normes afin de sécuriser ce moyen de paiement et éviter les fraudes. La métropole lilloise est à la pointe de la recherche en matière de transmission RFID [note 4] et la Banque Accord a dès lors très naturellement profité de cette dynamique et de son sens de l’anticipation de l’évolution de la législations européenne pour être parmi les premières à mettre sur le marché cette solution innovante.
[Note1] Conférence « SEPA : Le futur des services bancaires en Europe », Lille, 13 mai 2008
[Note 2] http://www.lesechos.fr/vg/articles/89/89444435.html
[Note 3] Magazine Face Grand Lille, n°202, sept 08, p6
[Note 4] http://www.internet2008.fr/spip.php?article204

 

(1)http://blogs.ionis-group.com/cgi-bin/MT/mt-search.cgi?IncludeBlogs=85&search=jean+paul+gauzes

© Olivier BEDDELEEM, enseignant chercheur à l’ISEG, 2008, olivier.beddeleem@lille.iseg.fr

 

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Les sites de voyage en ligne se multiplient, et proposent souvent des offres dégriffées avec des départ dans un délai relativement court. Afin de s’assurer que les voyageurs puissent profiter de leur voyage, et notamment ne pas être bloqués lors du départ par des formalités douanières qu’ils n’auraient pas prévus, le législateur français a imposé aux voyagistes d’informer les clients, avant la formation du contrat, sur les formalités administratives ou sanitaires à remplir en cas notamment de franchissement des frontières ainsi que leurs délais d’accomplissement.
Dans une affaire jugée par la Cour d’appel de Versailles le 15 février 2008 (note 1), une cliente avait acheté sur le site www.voyages-sncf.com un voyage au Maroc. Lors du départ, elle avait présenté sa carte d’identité et n’avait pas pu passer la frontière. En effet, l’accord entre la France et le Maroc prévoit qu’un visa n’est pas nécessaire, mais qu’il faut disposer d’un passeport en cours de validité. La cliente a donc engagé la responsabilité du voyagiste pour manquement à son obligation d’information précontractuelle. En effet, cette cliente soutenait que ces formalités n’apparaissaient pas sur la page de réservation, ni sur la confirmation écrite de réservation qu’elle avait reçue.
La Cour d’appel de Versailles a débouté la cliente de sa demande. En effet, sur le site www.voyages-sncf.com figurait, au moment de la réservation, un onglet dénommé « Passeport/Visa » accessible directement par un lien hypertexte depuis la page de réservation. Selon la cour d’appel, bien que l’information n’apparaisse pas textuellement sur la page de réservation ou sur la confirmation écrite, l’existence d’un lien hypertexte était suffisamment claire pour que le site ait rempli son obligation d’information.
En effet, si le Code du tourisme prévoit une information précontractuelle afin d’informer le client, le voyagiste n’a pas pour mission de se substituer au client, lequel doit lui-même également s’informer sur les formalités à accomplir pour effectuer un voyage à l’étranger.
Note 1 : http://www.foruminternet.org/specialistes/veille-juridique/jurisprudence/cour-d-appel-de-versailles-19e-chambre-15-fevrier-2008-2559.html

© Olivier BEDDELEEM, enseignant chercheur à l’ISEG, 2008, olivier.beddeleem@lille.iseg.fr
 

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Amazon espère prendre les parts de marché à Apple dans le secteur de la vente de musique en ligne en s’associant à MySpace et Google.
Le plus grand distributeur mondial de livres en ligne a conclu, en trois jours, deux ententes stratégiques qui pourraient faire de lui le plus sérieux compétiteur au service iTunes d’Apple. Devant une demande de musique en ligne de plus en plus forte, l’avenir d’Amazon semble prospère.
 

Ludovic, programme SUP 4

 

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Le bonus-malus écologique mis en place sur les automobiles début 2008 dans la foulée du Grenelle de l’environnement, doit être étendu à une famille d’une vingtaine d’autres produits. En effet le ministre de l’écologie Jean-Louis Borloo désire étendre cette réglementation à plus d’une centaine de produit, notamment les téléviseurs, les réfrigérateurs…
 

La loi Grenelle a pour but de diminuer la facture énergétique des français, et de ce fait de réduire les effets qu’ont ces émissions sur l’environnement.
Pour le moment, le système Bonus-Malus n’est appliqué que dans le milieu de l’automobile.

 

Ludovic, programme SUP 4
 

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Il y a une dizaine d’années, beaucoup auraient parié sur l’avènement rapide du livre version électronique. Pourtant, au milieu des mp3, des téléphones portables multifonctions, des ordinateurs ultraportables, c’est, encore en 2008, un objet qui peine à s’imposer.

Cytale, pionnier français

Cette marque ne vous dit sans doute rien mais elle fut la première société française à se lancer sur le marché du livre électronique. En 1998, elle sortait un premier modèle vendu à l’époque près de 5 700 F (soit environ  870 €). Quatre ans plus tard, et malgré la participation de Jacques Attali à l’aventure, Cytale mettait la clé sous la porte, faute d’acheteurs, sans doute trop en avance sur son temps.

Le Reader de Sony

Jusqu’à présent très peu de fabricants avaient commercialisé ce type d’appareil. Mais cette année, Sony a décidé de s’attaquer au marché européen et français avec son écran de lecture baptisé Reader. Déjà en vente aux Etats-Unis et au Canada depuis 2006, il sera vendu en exclusivité pendant six mois à la Fnac autour de 300 euros. Compact et léger (260 g et 8 mm d’épaisseur), il peut stocker jusqu’à 160 livres (capacité de mémoire extensible grâce aux slots SD et MS) et possède une autonomie de lecture de 6 800 pages environ. L’objet est séduisant, malgré son écran monochrome, et supporte les mp3, les images et les pdf. sonyr.jpgLes maisons d’édition d’Hachette Livre (Fayard, Grasset…) vont proposer 2 000 ouvrages en téléchargement sur le site de la Fnac. Ils seront vendus de 10 à 15 % moins cher que leur version papier, bien qu’une TVA de 19,6 % leur soit appliquée (contre 5,5 % sur les livres papier). Contrairement aux lecteurs pionniers dont le terminal de lecture utilisait le LCD, le Reader et les nouveaux livres électroniques sont développés avec « l’encre électronique » (ou « papier électronique »), une nouvelle technologie qui combine autonomie et lisibilité et qui ne nécessite pas l’utilisation du rétro-éclairage, très gourmand en énergie et qui peut être lu sous quasiment tous les angles.

Et ses concurrents   


Fin 2007, Amazon avait lancé son Kindle, qui dispose d’une connexion wi-fi et qui permet de télécharger des ouvrages depuis son site. Un avantage considérable, mais l’appareil ne supporte pas un certains nombre de formats propriétaires et notamment le pdf, contrairement à son concurrent de chez Sony. En outre, les contenus téléchargés depuis Amazon ne peuvent être lus sur d’autres machines et l’accès au catalogue et payant. Au même moment, l’éditeur français M21 proposait pour un peu plus de 417 €, un pack comprenant le lecteur Cybook de Bokeen, 24 livres numériques, une newsletter mensuelle, ainsi qu’un roman de science-fiction. L’offre est originale, puisqu’à peu de choses près elle revient au même prix que l’achat de 24 livres papiers, comme si le reader était offert. La maison d’édition vient d’étoffer son offre en proposant des packs spécialisés (psychologie, nouvelles technologies, cinéma…).

Marché porteur ?

En France, le marché du livre électronique n’en est qu’à ses balbutiements, notamment en raison de l’offre d’ouvrages numérisés, très faible. Une pauvreté qui peut s’expliquer par la frilosité des auteurs qui rechignent à céder leurs droits pour des versions électroniques. Au Japon, par exemple, la consommation de ce genre de livres a été multipliée par deux l’année dernière. Bien que le livre électronique soit plus installé dans les mentalités américaines qu’européennes, lorsqu’Amazon vend 1,2 millions d’exemplaires papier de son dernier bestseller aux Etats-Unis, seulement 300 unités numérisées sont achetées... Les livres électroniques présentent de nombreux avantages, outre la dématérialisation. Mais pour l’heure, les exemplaires numériques disponibles sur le marché français sont pauvres en fonctionnalités qui font pourtant le fonds de commerce de l’édition électronique.

Selon le cabinet iSuppli, les ventes d’e-books, qui atteignaient les 150 000 exemplaires en 2007, devraient avoisiner les 18 millions en 2012, soit un rythme de croissance annuel de 161 % ! Pour l’heure, le prix élevé de l’appareil et le fait qu’il n’apporte pas encore le confort de lecture d’un livre traditionnel constituent deux obstacles majeurs à son développement. Pourtant, l’offensive récente de Sony et l’annonce du lancement d’Orange, SFR et sans doute Aplle sur ce marché laissent présager une belle bataille en perspective, notamment à cause de l’augmentation du prix du papier. D’ailleurs, l’International Digital Publishing Forum, autorité internationale dans le domaine de l'édition numérique, a constaté aux Etats-Unis une explosion de 87 % du volume de ventes d’ebooks entre juin 2007 et juin 2008, représentant près de 4,9 millions de dollars. Un signe avant-coureur de la généralisation des readers ? 
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En une décennie, la petite start-up californienne née dans un garage est devenue l’une de plus grande société mondiale. Google est le leader incontestable de la publicité et de la recherche sur Internet, totalisant en France plus de 90 % des requêtes. Pas en reste, en perpétuelle ébullition, elle célèbre son dixième anniversaire à coups de projets polymorphes et innovants

De l’université à l’accouchement

C'est en 1995 que Larry Page et Sergey Brin se rencontrent sur les bancs de la célèbre université de Stanford. Lorsqu’ils se rencontrent, les deux étudiants âgés de 24 ans s’intéressent alors aux méthodes de datamining (extraction et analyse d'un grand nombre de données par des méthodes automatisées). Ils cherchent à développer un outil permettant de lister rapidement les liens pointant vers un site. Au cours de leurs recherches, ils décident d’appliquer leurs travaux à un moteur de recherche, baptisé « Google ». Le programme est d’abord utilisé en interne où il remporte un succès foudroyant. Les deux associés s’installent ensuite leurs premiers bureaux dans un garage dans la banlieue de San Francisco. En 1998, Google traite déjà plus de 10 000 requêtes par jour. Ils rencontrent le fondateur de Sun qui leur signe un chèque de 100 000 dollars : naissance de Google Inc.

 

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Dès 2000, Google se taille une belle part de marché en devenant le premier moteur de recherche à référencer plus d’un demi-milliard de pages web. La société signe un partenariat avec Yahoo et commence à proposer de la publicité ciblée. Après six mois de discussions rocambolesques, Larry Page et Sergey Brin décident en 2001 de confier la direction de l’entreprise à Eric Schmidt, ancien président de Novell, pour prendre la direction de l'entreprise. Ensemble, ils ont à cœur de titiller Microsoft.

Introduction et rachats

En 2002, Google lance son propre service de liens sponsorisés, AdWords, qui conquiert de nombreux sites, comme AOL. La société détient déjà une part considérable sur le marché de la recherche. En 2003, près de 100 000 annonceurs font confiance à Google, qui se développe rapidement, multiplie les acquisitions et lance son offre de liens promotionnels à destination des sites de contenus, AdSense. En 2004, lors de son introduction en bourse, la société affiche un chiffre d'affaires de 3,19 milliards de dollars (deux fois plus qu’en 2003). Google domine outrageusement le marché des liens des liens sponsorisés : 33 %, puis 47 % en 2005, 59 % en 2006, et 76 % en 2007. Un marché qui est, outre-Atlantique, évalué à 8,8 milliards de dollars. Bien que Google domine mondialement la recherche sur Internet, certains moteurs, comme Baidu en Chine, restent en tête nationalement. La société ne cesse de croître. Elle rachète ainsi Youtube en octobre 2006 pour 1,65 milliards de dollars, puis DoubleClick. Cette année, Google s’est interposée dans l'OPA lancée par Microsoft sur Yahoo, pour finalement signer un partenariat publicitaire avec cette dernière. Bref, en 10 ans à peine, Google est devenu un géant. En 2007, elle présente un résultat net de 4,2 milliards de dollars.

Le projet 10^100

Pour son dixième anniversaire, la société fait feu de tout bois. Après s’être lancée aux tests génétiques et dans un concours gratifiant de 30 millions de dollars toute personne ou entreprise réussissant à envoyer un robot sur la lune, le géant de l’Internet veut désormais récompenser les 5 meilleures idées qui pourraient changer le monde. Concrètement le concours 100 puissance 10 est ouvert jusqu’au 20 octobre et valorisera les « résultats formidables via une technologie intelligente, qui commenceraient à petite échelle et auraient des conséquences énormes à long terme ». Consciente de son potentiel multicarte, Google vient de signer avec General Electric un partenariat pour développer de nouvelles solutions de production d'énergie, de transmission et de distribution d'électricité, afin d'optimiser les dépenses d'énergie.

Google Android et Chrome

Alors que Google a échoué en mars dans l’acquisition de fréquences mobiles aux Etats-Unis, la société commercialise son premier smartphone, le Google Android ce mois-ci. Il devrait s'en écouler - au quatrième trimestre 2008 - entre 400.000 et 500.000 exemplaires. Au mois de septembre, elle propose son propre navigateur : Chrome. Décrié à cause de son stockage d’informations privées, le navigateur gagne pourtant progressivement des parts de marché, notamment vis-à-vis d’Internet Explorer. Autre exemple de la frénésie de Google : l’annonce en début d’année de sa participation à la construction d’Unity, un câble optique sous-marin entre les USA et le Japon, de 10 000 km.

Bien que le début de l’année ait marqué un certain ralentissement dans la croissance des actions Google, le géant de la recherche Internet continue à se développer tous azimuts. Son histoire constitue une success story foudroyante qui fait figure de modèle pour de nombreux entrepreneurs et passionnés. Toutefois sa présence quasi-monopolistique (notamment en matière de recherche) inquiète, en témoignent les nombreux ouvrages sur la question et les différentes condamnations de l'Union européenne  pour monopole abusif envers d'autres sociétés minoritaires. Google emploie aujourd’hui 20.000 personnes et sa valeur boursière est estimée à près de 150 milliards de dollars.

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A l’occasion de son dixième anniversaire, Google ressort un index du Web vieux de sept ans, et le met à la disposition des internautes. L'interface est millésimée 2001, avec un point d'exclamation qui suit Google et seulement 1,3 milliards de pages indexées. Les recherches sont surprenantes,  puisque les résultats sont ceux tels qu'ils étaient au mois de janvier 2001 : pas d’iPod, ni de YouTube, ni de 11 septembre… un sacré retour vers le futur.
http://www.google.com/search2001.html

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