Univers Numériques, le blog des médias numériques et du e-business de l'ISEG Lille

Les univers numériques - Blog High-Tech : novembre 2008

 

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Et si vous pouviez obtenir des informations, accéder à des services, communiquer, jouer ou vous divertir, simplement en montrant tous les objets de votre quotidien à un Mirror qui, comme par magie, les animerait ?

 

 

Mirror est un dispositif connecté à un ordinateur, simple d’utilisation et esthétiquement beau. Il reconnaît les objets que vous lui montrez et accomplit les tâches que vous avez attribuées à ces objets. Collez simplement un Ztamp à un objet pour qu’il devienne interactif. Les exemples d’applications sont infinis : présentez votre parapluie à un Mirror, il donnera la météo ; agitez votre porte-clés devant lui, il enverra un email à vos proches pour dire que vous êtes rentré ; poser votre plaquette de pilule dessus et il vous dira la dernière fois que vous l’avez prise ; passer un livre devant le Mirror est il vous le lira … Mirror est le premier lecteur RFID grand public et propose une gamme complète de services et d’applications. Son fonctionnement est si simple qu’un enfant de deux ans peut s’en servir.

Les Ztamps sont les premiers tags RFID vierges grand public, dont le prix s’élève à 42€, que les utilisateurs peuvent programmer selon leurs besoins. Ils sont indispensables aux possesseurs de Mirror et permettent d’étendre les possibilités de Nabaztagtag. Grâce à leurs couleurs vives et modernes ainsi qu’à leurs formes caractéristiques, les Ztamps peuvent être collés sur tous les objets de notre quotidien et devenir les symboles évidents de l’entrée du grand public dans l’Internet des Objets.
 

Florian Coussy, étudiant du programme SUP, management et affaires internationales

Fanny Comandini, Chargée de communication

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Le 44e président des Etats-Unis, désigné le 4 novembre 2008 est devenu le premier homme politique à s’être aussi massivement appuyé sur les nouvelles technologies et Internet pour son accession au pouvoir. Il fut un précurseur en matière de publicité in game et est allé encore plus loin en développant des outils spécifiquement destinés aux appareils mobiles.

Google vainqueur

Entre janvier et octobre 2008, le candidat aura investi plus de 5 millions de dollars pour sa publicité en ligne, un record. La majeure partie de cette somme est allée dans les caisses de Google qui, avec ses liens sponsorisés et la diffusion de bannières sur son réseau AdSense, a empoché un peu plus de 3 M de $. Yahoo, Microsoft, Centro et CNN en auront eux aussi bénéficié, en empochant près de 1,56 M$ du camp démocrate.

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Obama aura innové en utilisant les jeux, il a également fait preuve d’audace en réalisant la plus grande campagne de SMS des Etats-Unis, et sans doute du monde : 2,9 millions de messages envoyé le 22 août pour annoncer le nom de son colistier, Joe Biden, qui auront coûté 10 cents chacun. L’équipe du camp démocrate a par ailleurs développé un logiciel destiné aux iPhone et aux iPodTouch, téléchargeable depuis la boutique en ligne d’applications mobiles d’Apple, qui permet d’obtenir des informations sur le candidat, des vidéos, la possibilité de faire des dons et de connaitre la localisation des différents meetings.

Champion du réseau

Tous ces nouveaux instruments de communication avaient pour objet principal de tisser un réseau de soutiens actifs et de généreux donateurs. Mission accomplie pour l’équipe d’Obama, puisque le sénateur de l’Illinois aura récolté plus 150 millions de dollars de dons, soit le double comparé à son adversaire John McCain. Certains dons s’avèrent importants, mais plus de la moitié des 3,1 millions de donateurs auront offert moins de 200 $ chacun au candidat démocrate dont la campagne est la plus chère de l’histoire : 604 millions de dollars, selon la Commission électorale fédérale. Outre ces dons, la campagne a permis de mettre sur pied une immense chaîne de soutiens totalement dévoués à la cause démocrate, qui pourra être remobilisée pour de prochaines échéances.

En termes d’audience et de diffusion, Barack Obama sort aussi vainqueur. Début novembre, Divinity Metrics, qui mesure pour les annonceurs la quantité de vidéos mises en ligne et le nombre de visionnages, a livré une analyse des plates-formes vidéo pendant les 400 derniers jours de la campagne présidentielle : plus de 104 000 vidéos sur le futur président ont été mises en ligne et vues 889 millions de fois, contre près de 64 000 vidéos sur John McCain, vues 554 millions de fois

Avec cette campagne, le candidat démocrate a suscité une attente très forte des internautes. Bien évidemment présent sur les principaux réseaux sociaux, il a créé www.change.gov un site qui propose des informations sur la période de transition qui s’achèvera par sa prise de fonction, le 20 janvier. Barack Obama a également indiqué qu’il souhaitait offrir cinq jours à tous les citoyens pour commenter via le Web tous les projets de loi peu importants avant signature. Une initiative qui confirme qu’Internet a considérablement bouleversé les habitudes, même en politique.
 

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On en rêvait, Obama l’a fait. Le candidat démocrate à la présidence américaine est devenu premier homme politique au monde à lancer une campagne publicitaire dans des jeux vidéo. Dans Burnout Paradise, un jeu de course, on peut ainsi croiser une affiche « Obama for President ». Interpellés par certains internautes, les dirigeants d’EA Sports, l’éditeur du jeu ont alors expliqué que « comme la plupart des télévisions, des radios et des magazines, nous acceptons des publicités en provenance des candidats politiques crédibles », tout en précisant, pour ne laisser planer aucun doute, que « comme les autres spots politiques sur les réseaux télévisés, ces publicités ne reflètent en rien la stratégie politique d'EA, ni l'opinion de ses équipes de développeurs ».

Obama première

Déjà très actif sur Internet, le sénateur de l'Illinois s’est tout naturellement intéressé à un marché dont l’avenir semble radieux. Impossible de connaître le montant de l’accord qu’il a passé avec EA Sports, c’est un secret d’Etat. On sait seulement que ces publicités se retrouvent dans 18 jeux en ligne de la console Xbox360 de Microsoft (NBA Live, Madden NFL, Guitar Hero…), dans des titres qui ciblent avec précision le public masculin des 18-34 ans. La campagne se déroule dans des Etats-clés : Colorado, Floride, Iowa, Indiana, Montana, Caroline du Nord, Nouveau Mexique, Nevada, Ohio et Wisconsin, susceptibles de basculer dans un camp comme dans l’autre. 9 d’entre eux avaient ainsi penché en faveur de George W. Bush lors du dernier scrutin.

Marché juteux

La publicité dynamique vient juste de faire son apparition dans les jeux vidéo, il y a 18 mois seulement. Bien que les retours sur investissement soient impossibles à chiffrer pour l’heure, le marché est en pleine croissance. Selon Park Associates, un jeu comme Need for Speed pourrait générer près de 4 millions de dollars de publicité par an. D’après le cabinet, le marché de la publicité in-game aurait atteint les 55 millions de $ en 2006, et pourrait, en 2012, se monter à plus de 800 millions de $, avec une croissance annuelle qui dépasserait allégrement les 60 %.

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Les premières études d’impact sur ce nouveau type de réclame montrent que 80 % des joueurs remarquent ces encarts lorsqu’ils sont plongés dans une partie. L’intention (d’achat, de vote…) serait ainsi de 40 %, comme le taux de mémorisation, alors qu’il s’élève seulement à 10 % en télévision, ce qui laisse présager de belles perspectives... Mais un jeu seul ne suffirait pas à faire passer correctement un message. C’est pourquoi les agences sont en train de créer des offres comprenant plusieurs titres.

Google contre Microsoft

Sur ce terrain fraîchement déblayé, on retrouve encore une fois l’affrontement classique entre les deux géants informatiques, Microsoft et Google. Le premier, leader du marché, avait racheté en 2006 Massive, pour un montant estimé entre 200 et 400 millions de $ et avait déposé un brevet concernant une technologie de tracking comportemental. En 2007, Microsoft signe un accord avec EA Sports via sa filiale, qui compte aujourd’hui de prestigieux clients comme Coca Cola, McDonald’s, Nokia ou Garnier. Google vient de franchir une nouvelle étape avec le lancement de son programme « AdSense for Games », plus de dix-huit mois après avoir racheté Adscape, société spécialisée dans le placement de publicités dans les jeux, pour 23 millions de $, qui dans un premier temps, va permettre aux annonceurs de placer des encarts dans des jeux en Flash.

Quant aux joueurs eux-mêmes, ce nouveau type de publicité fait débat car ils estiment que ce procédé dénature les jeux concernés. Les plaintes sur le Web et auprès des éditeurs se multiplient. D’autant qu’il leur est difficile d’accepter des publicités dans des jeux qu’ils ont payé. Le marché semble pourtant trop juteux pour que les éditeurs y renoncent en si bon chemin…

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 Le débat sur le téléchargement illégal est intense en France et suscite une grande incompréhension.

 

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Dans ce domaine, le droit est au coeur de la stratégie des acteurs concernés, qui agissent activement, qu'ils soient usagers ou professionels, tant au niveau national qu'au niveau communautaire. Le but est pour l'Etat et les professionnels de trouver une réponse socialement acceptable.

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