
De nombreux films de science fictions (notamment des années 50) nous exposent des situations de télépathie où deux personnes parviennent à communiquer à l’aide d’un implant neuronal.
Aujourd’hui cela n’est plus de la science fiction. En effet, une équipe de chercheurs de l’université de Southampton (Royaume-Uni) a réussi à établir une communication à partir de ce système. Bien que le résultat soit modeste, cette expérience pourra permettre de développer des applications en médecine par exemple.
Cette expérience n’est pas nouvelle. En effet, les premières expériences sur l’homme remontent à 1970 et ont été exécutées par l’Ucla (University of California Los Angeles). En 1978 des expériences sont faites sur des aveugles, qui aboutiront en 2002 à la création du premier implant visuel. En 2005 un tétraplégique parvient même à contrôler une main artificielle uniquement à l’aide de son cerveau !
Si nous revenons à l’expérience faite par les chercheurs de l’université de Southampton, le but était « simple » : en effet deux expérimentateurs devaient se transmettre un message en binaire (langage informatique) :1011= Le premier homme s’imagine bouger son bras gauche pour envoyer 0 et bouger son bras droit pour envoyer un 1 : c’est la succession de 0 et de 1 qui est envoyé sur le réseau, le receveur quant à lui reçoit des successions de flashs. Le receveur les regarde… mais ne connaît pas ce code lumineux. C’est son cortex visuel qui est analysé. L’ordinateur lui, distingue la réponse du cerveau selon que le signal lumineux vu par le receveur est un 0 ou un 1. Il affiche alors le résultat sous forme de nombres binaires.
Ce n’est pas à proprement parlé de la télépathie mais cette expérience démontre bien une transmission d’information entre deux cerveaux.
Ce type de principe pourra être utilisé dans le futur pour faire face à certains handicaps. On peut penser par exemple au syndrome d’enfermement. Toutefois d’autres applications seront aussi envisagées dans le cadre des jeux vidéo et plus largement dans la réalité virtuelle.
Par Guillaume Bouillet SUP 1


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